Comment je suis devenue galeriste à Nantes

J’ai 45 ans. Je suis mariée, je n’ai pas d’enfants, et si vous m’aviez croisée il y a dix ans, je ne vous aurais jamais dit que je finirais un jour par ouvrir une galerie d’art. Pourtant, c’est bien mon histoire, et j’ai envie de vous la raconter depuis le début, avec ce blog que j’ouvre aujourd’hui.

Une enfance à Chinon, une vie construite à Nantes

Je suis née à Chinon. C’est à Nantes que j’ai fait mes études, et c’est aussi Nantes que j’ai choisi de retrouver bien des années plus tard, en 2013, après avoir beaucoup voyagé.

Dix ans à parcourir le monde… pour le nucléaire

Avant l’art, il y a eu une toute autre vie professionnelle. Pendant dix ans, j’ai été assistante logistique bilingue anglais pour des audits sur les performances humaines dans le domaine du nucléaire. Un métier très particulier, loin de l’image qu’on pourrait s’en faire : je me déplaçais dans le monde entier pour accompagner des auditeurs et préparer les centrales à les recevoir. Beaucoup d’organisation, beaucoup de rencontres, beaucoup d’avions.

En parallèle, dès 2013, je me suis lancée en tant qu’auto entrepreneur. J’accompagnais à distance d’autres entrepreneurs, formateurs, coachs, traducteurs et interprètes, dans leur quotidien administratif et logistique. Je réalisais aussi des sites web et m’occupais des réseaux sociaux d’un courtier en assurance et en crédit.

Le questionnement

Tout cela fonctionnait très bien, jusqu’au Covid. Deux années compliquées, où voyager et parcourir le monde est devenu impossible. J’ai alors beaucoup réfléchi à ce que je voulais vraiment faire du reste de ma vie.

Je me suis demandée si je devais tout reprendre de zéro, repartir sur des bases totalement différentes, j’avais envie de plus de concret dans mon quotidien, j’avais aussi de nombreux a priori sur ce que je savais faire et ce que je ne savais pas faire ou ne voulais plus faire. J’ai donc traversé une petite crise de la quarantaine, en me rendant compte de ce que j’avais accompli et surtout de ce qu’il me restait encore à faire pour la seconde moitié de ma vie. Beaucoup de questions, peu de réponses.

 

J’ai alors décidé de faire un bilan de compétences, pour y voir plus clair. Un peu de recul est toujours bénéfique.

 

La suite, c’est le déclic qui a mené à la création de la Galerie Morphose.

 

Je vous la raconte dans le prochain article. À très vite.

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