Dans l’article précédent, je vous racontais l’exposition de Pedro Richardo, qui avait apporté plein de couleurs au mois de janvier 2026. Cette fois, changement d’ambiance : place à une collaboration née d’une belle rencontre, avec la galerie Gab’Arts.
Une rencontre grâce à Emmanuelle Genin
Tout est parti d’Emmanuelle Genin, l’encadreur qui m’avait hébergée à mes débuts. Le fondateur de Gab’Arts est l’un de ses très bons clients, et elle a tout de suite vu le potentiel d’une collaboration entre nous.
Elle avait raison. Nous nous sommes très bien entendus, et nous avions tous les deux besoin d’un coup de pouce : lui pour lancer sa galerie en ligne, moi pour proposer une exposition assez rapidement, à la suite de l’opportunité d’ouvrir la galerie dans mon nouveau local.
Gab’Arts est née du désir de son fondateur, collectionneur passionné d’art contemporain, qui se consacre pleinement à l’art. Son idée : partager des œuvres qui l’ont ému, surpris, parfois déstabilisé. Sur son site, on découvre des œuvres originales d’artistes confirmés ou émergents : peintures, sculptures, œuvres sur papier, pièces uniques et éditions limitées.
Faire entrer des œuvres d’une collection privée dans une galerie en entrée libre et gratuite, c’est exactement ce que j’avais envie de proposer, fidèle à ma conviction : l’art pour tous.
« Dans l'intimité d'une collection »
C’est le nom de l’exposition, et il dit tout. Pendant six semaines, du 28 février au 11 avril 2026, la galerie a présenté une immersion dans la collection personnelle du fondateur de Gab’Arts.
Au fil des années, il a réuni des œuvres qui l’ont profondément touché, un ensemble sensible et cohérent, reflet d’un regard engagé et sincère. Le public était invité à découvrir non seulement des œuvres d’artistes prestigieux ou confirmés, mais aussi l’histoire d’un regard, d’un choix, d’une émotion.
L’exposition mettait en lumière la force expressive de la peinture contemporaine, le dialogue entre matière et espace dans la sculpture, et la poésie lumineuse de la verrerie contemporaine.
Le vernissage
Le vernissage a eu lieu le jeudi 12 mars à 18h, dans la galerie du 24 rue Jean Jaurès à Nantes. L’occasion de découvrir la collection, d’échanger autour des œuvres et de comprendre ce qui fait vibrer un collectionneur.
Les œuvres de la collection
Une exposition qui se prend comme une promenade : on avance, on s’arrête devant une toile, on tourne autour d’une sculpture, on se laisse surprendre par la lumière d’une pièce en verre. Voici quelques uns des artistes que vous pouviez y rencontrer.
Peinture et abstraction. Dora Maar, d’abord connue comme photographe surréaliste, s’est consacrée à la peinture abstraite après la Seconde Guerre mondiale : plusieurs de ses compositions à l’huile sur papier étaient exposées. Elles côtoyaient celles d’Arthur Grosemans, Georges Collignon, Horia Damian, Jacques Germain, Jean Miotte, Monique Orsini, Alain Genest, Michel Canteloup, Rafael Canogar, et Ladislas Kijno, l’inventeur de la technique du froissage.
Art urbain et pop culture. Ernest Pignon-Ernest, l’un des pionniers de l’art urbain en France, JonOne, figure du graffiti new yorkais installée à Paris, un Balloon Dog de Jeff Koons en édition et un lion bleu argenté de Richard Orlinski. De quoi donner un petit côté pop à l’ensemble.
Sculpture. Pierre Gimenez et sa Femme or en bronze, le Danseur en bronze de Riccardo Scarpa, ou encore Insolence de Serge Mansau, la sculpture qui a inspiré le flacon du même nom chez Guerlain.
Verre. C’était l’une des grandes forces de la collection : Jean Claude Novaro, Éric Laurent, Isabelle Monod, Allain Guillot, Remis, Mats Jonasson, Paolo Venini et des verres de Murano. Sans oublier les sulfures, ces boules presse papier où la matière enferme la couleur, la lumière et le geste de l’artiste.
Et parce que l’art est pour tous, la collection proposait des pièces à partir de 150 €, comme certains sulfures. Une belle façon de repartir avec un petit morceau d’histoire.
Le finissage
Pour clôturer l’exposition, nous avons organisé un finissage, une façon de remercier les clients et les visiteurs qui sont venus découvrir la collection, qui l’ont fait vivre et qui, pour beaucoup, ont choisi d’en repartir avec une pièce. Un dernier moment de partage et de convivialité, au milieu des œuvres, avant que la collection quitte les murs de la galerie.
Pour finir
Merci à Emmanuelle de nous avoir présentés, et merci à la galerie Gab’Arts et à son fondateur pour sa confiance et pour cette ouverture sur un autre regard.
Dans le prochain article, je vous raconte la suite de l’aventure.
À très vite.
