Nadia Barbotin
Nadia, peindre sans se mentir
Autodidacte jusqu’en 2014, Nadia peint d’abord à l’huile et au couteau, avant de s’ouvrir à de nouveaux mediums : spalters, shapers, encre de Chine, encres de couleur, acrylique, qu’elle n’hésite pas à mélanger pour donner plus de force et de transparence à ses œuvres.
Cette année-là marque un tournant : elle décide de peindre à plein temps et suit des cours de peinture contemporaine, de sculpture et de modèle vivant à l’École des Beaux-Arts de Nantes.
Trois années passées aux États-Unis viendront conforter sa volonté de transmettre, d’accompagner d’autres artistes, jeunes ou adultes, dans leur recherche d’identité picturale. Aujourd’hui représentée par plusieurs galeries en France et à l’étranger, elle a notamment collaboré avec Bouygues Immobilier pour la création d’œuvres monumentales visibles à Nantes.
Une conviction guide son parcours : l’art doit se diffuser partout.
La démarche de l'artiste
Sa démarche, qu’elle nomme Maïeutique, part d’un questionnement authentique, sans posture ni dissimulation. Il ne s’agit pas pour Nadia d’illustrer une idée, mais de faire émerger une vérité intérieure, parfois inconfortable, souvent fragmentée, toujours sincère. Elle travaille dans un espace de transparence où il s’agit avant tout de ne pas se mentir, d’accepter ce qui vient, même quand cela bouscule les récits qu’on s’est construits.
Cette recherche se déploie en plusieurs séries : « Fragments » explore la mémoire, cellulaire, intime, transgénérationnelle, comme un territoire de traces et de manques ; « Tourbillons & Connexions » déplacent le regard vers la relation à l’autre, ce qui nous lie, nous transforme, nous confronte.
À l’huile ou à l’encre, sur papier, toile ou bois, la matière devient chez Nadia un vecteur de vérité. Son geste n’a rien de décoratif, il est engagement.
Chaque toile naît d’un processus d’écoute et d’acceptation, où se révèlent les tensions entre ce qui nous est donné et ce que nous construisons nous mêmes. Au sens socratique du terme, la Maïeutique ne cherche pas à imposer un sens mais à le laisser émerger : un questionnement intime sur ce qui nous précède, nous façonne, nous relie.
Ses œuvres agissent comme des miroirs, traversés par la mémoire, le silence et la transmission.



